Emblème et mythologie du patrimoine industriel

Le 30/11/2018 à 00:00

Dans le cadre du festival Neue Stücke 2018

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    • Entrée libreGratuit
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    En bref

    Exposition de photographies de Tobias Heitz et Mathilde Dieudonné.
    Poursuite du Projet photographique franco-allemand sur les anciens sites industriels en Lorraine et en Sarre. 

    Le patrimoine industriel est complexe car il est à la fois affaire d’institutions et d’appropriation sociale. C’est le jeu entre les différents acteurs qui lui donne une symbolique spécifique. Il raconte des histoires plus ou moins véridiques, engagées, politiques et parfois enjolivés. Nombreuses sont aux portes de nos villes les traces physiques de l’obsolescence de l’industrie.

    Ces legs témoignent du phénomène de mutation économique qui a bouleversé les structures spatiales de la production de la fin du vingtième siècle. Du bassin minier à l’usine de sel, les vieilles carcasses rouillées et les blocs de bétons armés, se voient depuis une vingtaine d’années revisitées par de nouveaux regards. Le mot productivité n’est désormais plus prononcé pour justifier de l’existence de ces constructions. Ce sont les mots création, échange et mémoire qui l’ont remplacé. Un glissement qui révèle une mutation conséquente de la valeur du travail. Fini le mythe du plein emploi, face à cette déshérence, il y a l’attente…

    L’attente que l’on prenne en compte les traces de ce pan de vie comme élément de mémoire ou qu’on les transforme en une nouvelle activité, vecteur de renaissance. N’oublions pas que l’usine au départ n’est pas faite pour plaire mais pour produire !

    Le patrimoine industriel est en fait composé de bâtiments aux structures et fonctions hétérogènes. La friche industrielle est un miroir, imposant et disgracieux auquel font face les élus et la population. Image dérangeante des conséquences de la globalisation économique et de l’accélération technologique, elle révèle un manque, une fracture tant individuelle que collective.


    Du 2 au 30 novembre 2018 à La Manufacture
    En entrée libre aux heures d’ouverture du Théâtre du lun au ven de midi à 19h, le mer de 10h à 19h
    Vernissage le 20 novembre à 18h30

    Photographies de
    Tobias Heitz
    et Mathilde Dieudonné.

    Projet réalisé par Surface sensible
    En collaboration avec le Goethe-Institut Nancy et le Hochschule der Bildenden Künste Saar

    Et avec le soutien de la DRAC-Grand Est, la Région Grand Est et de la Région de la Sarre.

    • Du 02/11/2018 au 30/11/2018
      Nancy | Théâtre de la Manufacture (Mezzanine)

    Proposé en partenariat avec :